Puiser notre inspiration dans les mécanismes de la Nature

07/04/20

Mimer la Nature en s' y intégrant pour ne plus nuire aux écosystèmes

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De nature d'une seule espèce,

nous pourrions désormais reproduire les propriétés de toutes les individus ! 

 

 


loctopusweb, 1 mai 2019, La méduse qui fait briller les labos

La photo ci-contre est un exemple de biomimétisme (sans l'objectif environnemental), le gène fluorescent de la méduse Aquorea victoria est reproduit afin de visualiser l'avancée d'une expérimentation médicale (ici sur des rongeurs). 

 


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Ouvrez les yeux, tout existe déjà...

 

Il y a 3,5 milliards d'années, les premières traces de la vie sont apparues et il y a seulement 7 000 millénaires, les ancêtres de l'Homme sont nés.

C'est notamment avec l'acroissement exponentiel de la démographie, que l'Homme a répandu son chaos, favorisant ainsi le réchauffement climatique, la souffrance et tous les dérèglements environnementaux qui en découlent. Si peu de temps que nous sommes sur terre et nous avons jusque là préféré créer des molécules non synthétisables, détruire des écosystèmes entiers au profit de l'économie, modeler la Nature pour mieux l'exploiter...et fermer les yeux. Entre 1850 et 1950, la production technique, l'agriculture intensive et l'interrogation de la puissance de l'homme sur le monde vivant (OGM) est à son apogée. Durant la seconde moitié du XXème siècle, la population dans le monde double : de 3 elle passe à 6 Milliards et les ressources de la terre s'épuisent ; il faut aviser.

C'est dans ce contexte d' intense dégradation, qu'une poignée de personnes tirent la sonnette d'alarme et se lancent le défi grandiose de sauver le monde tel que nous en avons connaissance. Protéger les espèces de l'activité anthropique, préserver les espaces naturels, conserver les interactions établis entre individus non-humains et empêcher le déséquilibre de d'avantage d'écosystèmes ; tel était l'utopie établie en 1970 durant la montée des manifestations pro-environnement. Ainsi l'Homme devait se reconnecter avec la terre, réapprendre à voir l'essentiel et respecter l'ensemble assurant sa vie. De là, nombreux sont les procédés émergents (éthologie, permaculture, zoothérapie). C'est alors que l'on place, sur un processus d'innovation, le mot biomimicry (traduit biomimétisme en français). Le biomimétisme commence à se développer en 1980 par les Américains, avant de s'épandre en 1990 grâce au livre de Janine Benyus "Biomimicry : Innovation inspired by Nature".

Généralement, les projets dans le biomimétisme sont issus de recherches fondamentales car il s'agit d'un secteur vaste et très peu exploré, dont les études peuvent s'avérer coûteuses, indéfinies dans le temps et incertaines en terme de résultats. La source intarissable qu'est la Nature, à condition qu' on la respecte, représente un incroyable puits de création et d'innovation.

Le biomimétisme est donc en quelque sorte le compromis qui permet de lier le pôle écologiste au pôle économiste, ainsi le progrès technique peut perdurer pour assurer la satisfaction des besoins humains tout en s'inscrivant dans une démarche durable.

 

Alors, comment l'être humain fait-il évoluer son usage de la Nature à travers le biomimétisme ?

 

Pour tenter d'éclairer cette question, nous aborderons dans un premier temps les différentes manières d'aborder le biomimétisme. Nous verrons ensuite à travers quelques acteurs, où et comment il est utilisé. Enfin il nous faudra prendre du recul pour déceler les limites du biomimétisme, ainsi que les procédés qui se définissent comme tel, mais à tort. Ces parties seront exploitées sous 3 différentes pages accessibles sur le bandeau à droite.

 

Posté par BTSGPN2019 à 23:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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11/04/20

Le biomimétsme à travers un film documentaire

Le biomimétisme amène à des innovations et à des créations techniques très variées. Je vous invite à visionner, si vous désirez vous immerger dans l'engrenage de ce processus, les 4 épisodes d'un peu moins d'une heure chacun, intitulés « Naturellement génial ! ». Les épisodes sont accessibles sur YouTube, Biomimésis ou Dalymotion. Les volets abordés sont le déplacement, la construction et l'orientation ; mais il sera question ici du dernier épisode « Les étoffes du futur ». Il s'agit d'un documentaire technique tourné en Allemagne, datant de 2011 et réalisé par André Rehse. Il est composé de photos-vidéo réalistes et de schéma scientifique explicatif. On y entend la voix des doublures françaises des intervenants, de la musique de fond et une voix-off.

L’épisode 4 met en avant différents secteurs à travers lesquels progresse le biomimétisme. Il s’adresse par son discours explicite, à un large public et met en lumière le génie de la nature et les possibilités techniques pour le futur de 2015 (la plupart des innovations futures sont appliquées de nos jours en 2020). Cependant la suspicion d’un mauvais usage de ce procédé est relevée lorsqu’il évoque (en nous amenant à une réflexion) le détournement de la copie des processus vivants, vers le productivisme et la puissance de destruction de l’Homme. Ce documentaire est à la limite de la propagande car il associe par ces images, le biomimétisme à une utopie environnementale. Mais il n’en reste pas moins critique, ce qui prouve la bonne volonté (objective) du réalisateur.

Dans ce dernier épisode, le biomimétisme est présenté en différents exemples mettant en lumière les aspects qui régissent et font la polémique de ce processus. Le premier exemple est la découverte d’une structure (feuille imperméable de lotus) qui ne nécessiterait plus d’utiliser de produit nettoyant toxiques. Le second n’a pas d’aspect durable, il amène simplement à l’innovation technique pour le confort humain (patte des coléoptères donnant lieu à des robots nettoyeurs grimpants). Le troisième exemple est un procédé qui remplacerait la colle (hermétisme des pattes de geckos) et permettrait le recyclage et la réutilisation des matériaux. Le quatrième passage explique comment se construit la couleur par superposition, qui change selon les reflets du soleil (écaille de papillon). L’avant dernier exemple présente la résistance du fil d’araignée, qui pourrait être utilisé dans le secteur du sauvetage : gilet par balle et fils du suture, qui est produit avec très peu de matière première. Le dernier exemple concerne l’industrie du textile, nous voyons là qu’il est possible de se rapprocher de la qualité naturelle de la matière animale (chaleur de la fourrure du castor) et donc d’éviter le braconnage et l’exploitation de celui-ci.

La personne la plus filmée est Janine Benyus, chercheuse et pionnière dans le biomimétisme. Elle intervient entre chacun des exemples présentés, en résumant l’approche. Son rôle est ici de renforcer la paroles des scientifiques interviewés en résumant les diverses présentations ; mais aussi d’amener le spectateur à réfléchir sur ce qui se développe, à exercer son sens critique. On peut par exemple se demander s’il est judicieux de développer le biomimétisme lorsqu’il n’a pas pour fonction originelle de s’inscrire dans une démarche de développement durable. Elle est filmée à l’aise dans la nature, assise et de face ; ce qui a pour effet de mettre le spectateur à l’aise et en confiance pour qu’il s’approprie le sujet, on reçoit l'information dans un ressenti brut et sincère. La transition des séquences se fait par l’ image d’une nature sauvage avec un fond de musique apaisant ; cela a pour but de pousser le spectateur à associer ce que l’on nous présente, à une solution miracle pour la préservation de l’environnement.

 

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Posté par BTSGPN2019 à 14:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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